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15 mai 2008

Des ténors de l'UMP attaquent la direction du parti

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec AFP
Le Figaro, 15/05/2008 | Mise à jour : 15:54 |

Alors que la grogne monte chez les parlementaires de la majorité, Hervé de Charrette et Christian Estrosi stigmatisent la direction «brejnévienne» de leur parti.

L'UMP n'est «pas utile à Nicolas Sarkozy» et pas «non plus utile dans la vie politique». Le constat énoncé par Christian Estrosi, maire de Nice, dans un entretien au Point.fr, est cruel. Pour l'ex-secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, le parti de la majorité «a un vrai problème d'organisation, de débat interne et de confrontation d'idées», qui le coupe de ses «racines populaires».

Au lendemain d'un nouveau mouvement d'humeur des parlementaires de l'UMP contre le gouvernement, deux jours après la crise provoquée par l'adoption-surprise d'une motion de procédure communiste rejetant le texte de loi sur les OGM, c'est la direction du parti de la majorité qui est la cible de plusieurs personnalités de droite.

Autre voix à se faire entendre, celle d'Hervé de Charrette. Mercredi, il a fait partie des quatre députés à avoir repoussé en commission des Affaires étrangères le projet de loi sur la réforme des institutions. Ils refusaient notamment que le texte supprime le référendum obligatoire en cas de nouvelle adhésion à l'Union européenne. Un amendement déposé dans la nuit a d'ailleurs rétabli ce référendum, contre la volonté de l'Elysée.

L'UMP, un «fonctionnement inadapté»

Interrogé par libération.fr, Hervé de Charrette explique son mouvement d'humeur par l'impression que son parti traverse «une crise d'identité». Et ne mâche pas ses mots : «l'UMP est un parti qui a été organisé de façon autoritaire par Nicolas Sarkozy pour la conquête de pouvoir, mais son fonctionnement devient inadapté sous la présidence brejnévienne de Patrick Devedjian». Une attaque en règle contre le chef du parti, très discret depuis la crise parlementaire de mardi. Et le député craint que les tensions au sein de la majorité ne continuent «à se développer s'il n'y a pas de remède».

Derrière ces attaques contre la direction de l'UMP, la grogne continue de monter contre l'Elysée, jugé trop loin des préoccupations des députés de la majorité. Mercredi, lors d'une réunion de groupe, Claude Goasguen, député de Paris, n'a pas hésité à fustiger les «connards» (sic) qui «parlent trop de l'autre côté de la Seine. En clair : les conseillers de l'Elysée. Une injure qu'il a ensuite publiquement assumé.

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D'abord, je pense qu'il faut que nous retrouvions la sérénité. Que l'UMP ne fonctionne pas correctement, c'est un fait certain, cependant étaler le linge sale en public, s'en est un autre. Peu importe, il est sur le fond relativment temps que l'on redonne la parole aux militants du mouvement et que des élections aient enfin lieu pour renouveler l'équipe dirigeante.

Posté par gwenael lamarque à 17:35 - Vie du mouvement - Commentaires [0] - Permalien [#]
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